Ma petite,
On est pas encore Noël et tu n’as pas deux ans, ainsi tu t’en fiches bien de ce que je fais maintenant parce que tu roupilles au milieu de tes peluches et je me suis relevée pour t’écrire, prétexte fallacieux.
Tu vas voir, c’est hypocrite les prétextes pour parler des choses comme l’***** et c’est parfois en forme de lettre à sa fille au milieu de la nuit.
T’as pas deux ans, quel âge t’auras quand t’auras mal la première fois, à quoi tu ressembleras mon petit fauve ? Je sais même pas si je serai là et je peux décemment pas souhaiter voir ce jour arriver. Ces trucs-là, tu les vivras toute seule mais faut une trace quand même pour t’expliquer et là, je suis toute à toi. Ton frère ronfle et ton père aussi. Toi tu ronfles pas, t’es trop jolie pour ça.
Si tu me demandais ce que j’en pense même si j’ai comme dans l’idée que tu le feras jamais, ce que j’en pense d’***** quelqu’un, je te dirai juste non. T’es pas d’une sensiblerie confondante comme ton frère et moi mais tout de même, je préviens.
On te dira que tout le monde passe par là et que c’est une chance d’***** aller-retour. On te dira que tout le monde sait ce que ça fait de rencontrer la personne. La personne. La personne qui va te persuader que c’est simple comme bonjour et effectivement ça le sera. Simple. L’évidence, si t’es veinarde. Tu verras la fulgurance d’un truc aussi gracieux que mauvais, la vitesse à laquelle ça court ces choses-là. On te dira que tout le monde sait l’attente *********, le désir qui te tord la tête et le reste, la conviction idiote que ça ne peut que rouler nickel.
C’est des conneries, Culculine, personne saura pour toi.
Peut-être que tu croiras que c’est Papa au début et puis ça te passera. Tu croiras que c’est le premier et puis non ça sera pas lui non plus. Si tu me demandes ce que j’en pense même si j’ai comme dans l’idée que tu le feras jamais, ce que j’en pense de la personne que tu ***** le plus, laquelle est-ce, c’est celle que t’auras dans la peau partout. C’est la peau que tu reconnaîtras tu l’auras physiquement dans la chair. Alors sois déjà grande s’il-te-plaît. Faudra de la place pour l’accueillir et une petite vie à perdre. Si ça ne te change pas profondément, c’est pas le bon. Si tu n’es pas prête à tout, c’est pas le bon. Si t’as pas l’impression que tu vas crever sur place, c’est pas le bon non plus.
Ma petite, faudra souffrir pour le reconnaître. Si t’as pas mal c’est que t’es lassée ou tiède, tu te diras au pire merde, c’est pas lui. Parce que le kif-kif bonheur ne dure jamais suffisamment. Le plus fort est au plus mal et tout va bien n’existe pas.
La personne qui te fera ***** comme une femme, petit fauve, tu t’en remettras pas, c’est un pan de toi qui va brûler. Elle va te remplir et te vider tripes au sol. On te dira que t’es pas la seule à qui ça arrive, c’est des conneries Culculine, personne saura pour toi. Si un jour tu m’en parles je jure de ne pas laisser le moindre je comprends ou je sais tomber de mon crâne de mère. Je ne saurai rien de ta caboche, ma douce. C’est pour ça que je le fais cette nuit, bien bien avant, ça ne conjure rien mais ça me rassure.
On te dira t’en verras d’autres.
Je te les souhaite très nombreux.
Je t’aime.





Le texan
9 décembre 2011
Les insomnies, c’est pas cool (je pensais que le lexo fonctionnait). Ta déclaration de maman fauve en revanche fuck it; c’est beau. Pour faire le peigne cul sans talent d’écriture, vas y que je te piques des citations de Sand: La douleur n’embellit que le coeur de la femme. Arguments de gens moches tout ça tout ça: madame le félin, vous êtes belle.
pierrot
9 décembre 2011
et pute il dit quoi à son grumeau?
Lady&Bird
9 décembre 2011
Lire ce sublime texte alors que je berce ma toute petite sumo-koala d’à peine un mois qui vient de s’endormir agrippée à mon nichon: ça n’a pas de prix.
Merci.
Linoleum
9 décembre 2011
Joli.
hugo de chez Pingoo
9 décembre 2011
Quand je te lis (depuis deux jours soyons sérieux deux minutes), j’ai toujours cette impression que tu n’es pas très guilleret(te.) dans la vie…
Julie Boiteux
9 décembre 2011
Très Joli même !
sarita
9 décembre 2011
Aïe.
caiçara
9 décembre 2011
Je pourrais parier qu’une larme féline est venue ponctuer la fin de ce texte.
Sophie d'Alaska
9 décembre 2011
C’est beau. Je pleure. Merci.
Marian
9 décembre 2011
Pour 300$, je propose un … M.
L'écrevisse
9 décembre 2011
Touché.
Amélie Antoine
9 décembre 2011
Beau. Et quand je regarde ma naine exhiber ses 2 dents du haut de ses 8 mois dans un grand sourire qu’elle n’adresse qu’à moi, tes mots prennent tout leur sens. merci
nope
9 décembre 2011
bah j’ai mème pas envie d’etre méchant. ha juste “sensiblerie confondante”, je veux bien que tu me haïsses pour cette formule, pas de l’avoir écrite puisque c’est toi, banane, de l’avoir soulignée.
l’amour ça fait pas mal. c’est la connerie , la sienne propre, qui fait mal. t’es pas obligée de lui transmettre.
bon apétit.
Chuck Tavu
10 décembre 2011
Vocabulaire, je te présente Nope. Tu le connais pas? Bah lui non plus.
L’amour ça fait mal, surtout dans les fesses, là aussi je te conseille d’essayer.
maxagaz
10 décembre 2011
***** en héritage quoi !!
Merci
Kez
10 décembre 2011
Merci pareil.
dradra
10 décembre 2011
- amour
- aimer
- amoureuse (pas sûr)
- aimes
- jouir (sûr à 140%)
Hmmm… alors ? J’ai gagné quoi ?
L'Autre
10 décembre 2011
Nice shit putain.
Ca donnerait presque envie de faire des chiards, juste pour pouvoir effleurer du neurone ce que t’as pu ressentir en écrivant ces lignes.
J.R.
11 décembre 2011
Bien écrit ouais, distrayant ; rafraîchissant même.
Comme quoi t’es pas obligée d’être marrante tout le temps.
Marian
11 décembre 2011
‘tain !!
Le retour.
Marian
11 décembre 2011
Ça fait un peu tirade Pompon-et-Pomponnette … ou je suis dans le champ complet ?