santa

La putain de sa race d’enculé de Noël de chiottes de sa mère la grosse TE-PU.
J’en ai PLEIN LE VAGIN de cette saloperie de fête frustroculpabilisante qui m’apporte une fois l’an son lot de dépenses, d’atermoiements et de crises d’angoisse. Comment veux-tu ne pas hyper-ventiler comme une truie quand tu marches en centre-ville sous le son grésillant des enceintes plein air gerbant l’éternel Luciiiiie, Luciiiiiie dépêêêêche-toi on ne viiiit, on ne meurt qu’uneuh  fois  de cet enculé de Pascal Obispo ? Comment veux-tu, hein,  GROS CONNARD ?

Comment veux-tu ne pas avoir envie de courir très vite les yeux fermés avec une bombe autour de la taille quand tu entres dans un  supermarché  ou le salon de ta belle-mère ? Autant de mochetés en même temps sous les yeux que c’est pas Dieu permis.

C’est moi ou chaque année c’est de plus en plus difficile à traverser comme période ? En vérité, je te le dis, c’était mon dernier Noël.

The last one, yes.

I know…

Mais dans la vie tu sais, parfois, faut avoir des couilles. Faut savoir se lever et dire khlasse.

Non. Ça suffit avec Noël, maintenant on va fêter la Saint-Jean. Ou Souccot. Ou le solstice d’hiver je m’en BRANLE mais non aux fêtes qui émasculent mon mec, non aux sabres laser Star Wars, non à ma fille qui chante en boucle depuis maintenant six jours « il me tarde tant que le jour se lève pour voir si tu m’as apporté tous les beaux joujoux que je vois en rêve et que je t’ai commandé. »
La première fois qu’elle l’a chanté j’ai fait « Han trop mignon, c’est marrant, c’est quoi ?!? »
Non aux recherches Google qui m’informent qu’il s’agit en fait du troisième couplet de Petit Papa Noël. Non à Michèle Torr, non à Demis Roussos. Non aux hommes qui ont cru au Père Noël  jusqu’en sixième. Non à Pute de Noël, de façon générale.

C’est un gros dilemme, pour pas dire choc des cultures, dans notre couple actuellement, Je vomis Noël pendant que Pute a douze ans et demi jusqu’au 2 janvier prochain. C’est non seulement source de tensions mais aussi de réel désarroi, de détresse parfois quand je le vois monter une clinique vétérinaire de brousse Playmobil et qu’il en bave tellement il est concentré.  Dans ces moments-là, c’est de la détresse que je ressens. Je veux dire en plus de la frustration sexuelle…

Donc évidemment non avec le concept de Pute en cuisine et au désarroi dramatique du à la découverte du menu de Noël concocté par Pute de Noël : « Alors en amuse-bouche veuillez trouver des feuilletés Picard, nous poursuivrons avec des escargots Picard et des huîtres, petit détour par le Périgord avec une tranche de foie gras… tac… on va ensuite se trouver sur de la coquille Saint-Jacques et sur des doigts de poulets panés Picards et SANS TRANSITION notre bûche glacée au pamplemousse. »

Conséquemment identique à celui éprouvé environ douze heures plus tard chez sa mère : « Bon alors là, c’est tapenade, beurre de crevettes et des radis (de saison, toujours) après y’aura des huîtres et des moules poulette , sans transition pintade farcie aux marrons et foie gras, garnitures de céleri, haricots verts, pommes de terre, salade, fromage, oursons en guimauves, Lindor, vomissements incontrôlés, et bûche au beurre.

Non à ces repas pour lesquels tu frôles l’intoxication alimentaire à peu près quoiqu’il arrive.

Non bien sûr au cd Demis Roussos chante Noël avec le vrai son gramophone comme dans l’temps diffusé pendant ce repas si fluidement élaboré. Non aux belles-mères tellement cinglées qu’elles offrent une friteuse deux années de suite comme ça on aura la pas-grasse ET la grasse.

Non au poulet-frites du lendemain. NON AUX PUTAINS DE GOMMETTES CRAYOLA offertes par des parents irresponsables à leur filleule Culculine quand il est 22:00, qu’elle est complètement shootée au sucre et non supervisée. Non aux NERF sa race, j’en peux plus, ça fait TROIS PUTAINS DE JOURS que je me fais tirer dessus dès que je fais trois pas.

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Non aux paquets cadeaux faits à l’arrache à deux heures du mat’ parce que les enfants ont ce scepticisme bien à eux la nuit du 24 décembre quand ils commencent à grandir et qu’il devient alors compliqué pour nous les adultes de se rappeler que c’est LE PÈRE PUTAIN DE NOËL qui a apporté telle ou telle merde de jouet qui sera cassé dans 45 minutes.

Non aux fêtes qui durent plus de quatre jours, qui m’empêchent de baiser et d’écrire autre chose qu’une liste de courses.

Non.

Plus.

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