photo(40)J’ai été une très très vilaine fille fin 2012, tellement vilaine qu’en fin d’année, alors que Pute m’annonçait joyeusement pour la cinquième année consécutive la venue de son pote Pou –  à ne pas confondre avec Prolo, que j’aime d’amour, non, Pou, je l’aime pas. Pou, on peut pas vraiment dire que c’est un décroissant, nan, c’est bien un parasite. Pou, il arrive toujours pile entre Noël et le jour de l’an et ne repart qu’une fois que j’aie menacé l’assemblée de me jeter par la fenêtre si cette saloperie de hippie ne dégage pas dans son Vercors natal dans les deux minutes qui suivent, ça se produit en général le 5 janvier, une semaine après son arrivée qui devait ne durer que 48h –  bref, tellement vilaine qu’aujourd’hui je vois une étrangère dans la glace.

Ainsi donc, après avoir dit à Pute : « C’est simple, c’est lui ou moi, no way je passe la Saint-Sylvestre avec Didier Super », après la découverte de l’option choisie par Pute, en l’occurrence Pou et n’ayant d’autre endroit que mon bureau pour essorer mon petit cœur meurtri, je me suis donc couchée le 28 décembre pour ne me lever que le 03 janvier.

Pendant ces cinq jours au pieu à ronfler et fumer comme une salope je me suis mise à me voir telle que j’étais en 2012.

Une écrivaillonne ratée.

girls

Alors c’est bien mignon de faire marrer 3 potes sur le web mais quand il s’agit de me mettre au boulot comme par exemple – soyons fous – finir mon roman entamé en novembre 2010, il n’y a plus personne. Quand je vois toutes mes accointances bloguesques réussir, je me dis que je suis vraiment pas faite pour la gloire. Alors je réfléchis. Après tout, est-ce que je suis vraiment faite pour ça ou bien suis-je juste une branleuse qui cause mal mais qui a beaucoup lu ? J’envisage la deuxième hypothèse. Depuis l’enfance, j’ai cru que j’avais quelque chose à dire, je voulais être une voix, une parole, j’avais l’impression d’une chose secrète en moi qui demandait à être écrite. La vérité. Ou plutôt « ma » vérité vu que « la » vérité c’est que je ne suis pas écrivain, juste une blogueuse incroyablement auto-centrée.
Je me suis remise à hanter les annonces Pôlemploi mais même les postes de caissière ou de serveuse me sont refusés. Je vais finir cobaye pour les laboratoires pharmaceutiques. Ou sans-abri, c’est plus probable. Quand tu as trente ans et que tu n’as même pas sur ton compte de quoi acheter une boîte de tampax, t’as du mal à ne pas tourner No Future.

 

Une chatte morte.

photo(47)

Je suis vide de désir, j’essaie de simuler mais ça ne fonctionne pas, j’ai dû me masturber deux fois cette année et je peux compter mes rapports sexuels sur les doigts de la main, bien sûr, ce nombre ne tient pas compte des « paie ta chatte » et des « pipes diplomatiques.  Mais le fait est, je ne veux plus de sexe. L’idée de me donner du plaisir me dégoûte.

Une fille sous vide.

559610_511417778888138_711658073_n

Depuis si longtemps, je ne fais rien. À certains moments de la journée, je m’arrête et ça me fait l’impression d’un compte à rebours dont le zéro n’arrive jamais. Le temps suspendu et interminable fait disparaître les meubles de l’appartement et seul, il remplit les pièces ; on ne voit plus que lui. Le temps travaille sans se retourner. Temps-taupe creuse à l’aveugle des galeries de silence dans mes tripes ; le temps passe, je ne fais rien.

Alors je me drogue comme si ça pouvait décemment arranger les choses

photo(45)

Quand je me suis levée le 03 janvier et que je me suis rendue compte que j’en étais à 5 grammes par jour, j’ai pleuré trèèèèès longtemps, vu que fumer favorise la dépression.

Alors pour 2013, Ludivine, arrête de fumer à en devenir folle et d’en vouloir aux autres pour tes propres erreurs, finis ton roman sans lui et s’il-te-plaît, redeviens Vieux Félin.

Sans shit. C’est comme ça que je l’aime bien.

About these ads