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Salut mon petit chorizo,

Aujourd’hui, tu m’excuseras, je vais m’adresser à mon deuxième amant imaginaire (le premier étant David Bowie) parce que j’ai deux trois trucs de la plus haute importance à lui dire…

Nicky, mon cœur,

Je t’aime depuis 1995. Ouh putain, ouais, quinze ans quand même… depuis Murders Ballads plus exactement.
Et encore plus exactement depuis le jour béni où Where The Wild Roses Grow est sorti de ta tête de taré adorable. Même si techniquement, le jour où tu as écrit ça, je ne te connaissais ni d’Eve ni d’Adam mais peu importe parce que de toutes façons je te vénère et c’est, franchement, le principal, isn’t it?
J’avais alors treize ans et j’étais extrêmement perturbée et chamboulée par la conscience du fait que non seulement j’étais définitivement du genre féminin mais que j’allais aussi définitivement crever un jour, pour de vrai.
En gros, Bonjour bonjour! Crise d’adolescence et toutes ces conneries… C’est là que tu es arrivé avec tes yeux de schizophrène et ton front aux proportions alarmantes.
J’me disais « Quelle pute, cette Kylie Minogue!  Eliza Day, c’est pas elle, c’est moi, grosse pute de sa race! »
J’étais pas verte de jalousie, j’étais turquoise… Et puis après, je me suis rendue compte d’une chose. Kylie Minogue est humaine, la preuve, elle a comme qui dirait oublié les paroles…

Donc Kylie Minogue ne vaut pas mieux que moi, elle aussi elle fait caca.
Réflexion faite, je ne sais pas trop lequel de vous deux s’est trompé mais par principe, on va dire que c’est cette connasse qu’est pas foutue de retenir un texte aussi magnifique. Toi, tu es amazing, babe.
Bref. Passons.
Après ça, en 2000, je suis tombée par le plus pur des hasards sur Et l’Ane vit l’Ange, https://i2.wp.com/ecx.images-amazon.com/images/I/41VJKXCX2NL._SL500_AA240_.jpgqui s’était égaré au rayon littérature érotique de la Fnuck Saint-Lazare. Va savoir pourquoi il se trouvait là…
C’était quelque chose comme le destin. Et bah tu sais quoi, Nick-Cave-Prends-Moi-Fort-Contre-La-Gorenje?
Ce bouquin, c’est un pur chef-d’œuvre. Je le lis genre trois fois par an. Tu es tellement cinglé, Nick Cave, je me demande comment un truc pareil a pu sortir de ta caboche.
Plus tard tu as en partie été responsable du fait que j’aime Pute. Au début, Pute, je l’aimais bien mais je l’aimais pas. Et puis il m’a offert Abattoir Blues/ The Lyre of Orpheus et là… pouf-pouf j’étais amoureuse. Merci, au fait.
Encore plus tard, au moment où j’étais enceinte de Grumeau, tu as sorti Dig, Lazarus, Dig et là je me suis dit que tu cherchais à me faire passer un message.
Le message étant que tu es fou de moi, cela va sans dire.
J’ai demandé à Pute si ça le vexerait si on faisait dans le sexuel, toi et moi. Il a répondu qu’il était ok parce que c’était pas près d’arriver. Quel naïf…
Il a dit qu’il était ok à condition que je lui laisse faire la même chose avec l’élue-personnalité de son choix.
L’élue-personnalité étant multiple, attendu que Pute bande pour à peu près tout ce qui a trois poils, des cheveux longs et qui passe à la télévision.
Y’a deux jours, j’ai vu que tu avais écrit un nouveau roman…
https://i1.wp.com/ecx.images-amazon.com/images/I/418xCDFZ0SL._SL500_AA240_.jpg Sur le moment, j’ai lâché deux gouttes tellement j’étais excitée. Aujourd’hui je l’ai fini. Et même si tu passes beaucoup trop de temps à parler du vagin d’Avril Lavigne et du boule en short de cette roulure de Kylie Minogue, j’ai eu un haut-le-cœur en le refermant. Preuve que tu as rempli ta mission, j’ai toujours un peu la gerbe quand un truc me plait.
Ce que je voulais te dire, Nicky, mon cœur, c’est que « anytime » avec « your red right hand » tu peux me faire des choses pas catholiques du tout.
Comme, au pif, me pendre à poil par les pieds au-dessus du Pont du Gard en me fouettant le fessard avec une branche d’orties. Tu peux aussi descendre à la cave, je ne suis pas contre. Dis donc, je suis en forme… Ahem…
Je te laisse mon number en privé et je te lèche le cou, Nick Cave.




J’attends ton appel…




J’attends…




Je tiens juste à préciser que je ne suis pas l’modèle d’exposition dans la vitrine de la patience, Nicky.




Bon.




Je vais te laisser du temps.
T’as jusqu’à ce soir, après, j’réponds plus de rien.
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