Parfois… ce serait bath pouvoir cliquer sur « sample » avant de se farcir un mec. Comme quand tu veux télécharger un screener de Sex and the City 2 sur Allotracker. Je sens que ça te parle..
Je te jure.
J’en parlais avec Pute pas plus tard que tout-de-suite. J’étais tranquillement en train de refaire la façade de mon blog (d’ailleurs en fait je trouve que c’est pas mal) quand je commence à entendre des « Haaaaan, yeaaaaaah! Hmmmm! Oh!!! Harder! Harder! Yeaaah !!! » en provenance du salon. Ahem…
Bon bah c’était bien sûr Pute qui matait un porno.
D’ordinaire, c’est-à-dire que j’en ai rien à foutre que Pute se tape des heures de Caviar Production ou de Rocco And Cie pour la bonne raison que pendant ce temps-là, il me fout une paix relative. Mais ce soir, va savoir pourquoi, ça m’a fait chier.
J’ai lâché mon ordi deux secondes, oui ça m’arrive, pour engueuler comme il se doit l’espèce de tronçonneur priapique qui sert de père à mes enfants.

« VF: T’en as pas marre de regarder ça?
P: Non mais attends c’est trop fort, c’est un nain qui s’appelle Shorty et sa bite est monstrueuse et le film, il s’appelle Get Shorty !!!
VF: C’est passionnant mais y’a des gens qui essaient de bosser, dans la chambre, genre moi.
P: Bosser?
VF: On va dire ça.
P: Et tu fais quoi?
VF: Le coup de cœur Nick Cave pour la Médiathèque.
P: Genre.
VF: Ouais, genre. Parfaitement.
P: Ouais, j’aime bien comme tu t’arranges avec le réel.
VF: Tu veux bien reporter ton visionnage ô combien enrichissant à plus tard, ou je sais pas… soyons fous, mettre un casque ou éteindre le son ?
P: Non j’adore les …
VF: Dialogues. Me la fais pas, tu parles anglais comme je parle bantou.
P: Depuis quand ça te gêne?
VF: Depuis que … depuis que j’ai pas à me justifier bordel de merde!
P: Non mais attends deux secondes, regarde… »
Je regarde.
« P: C’est pas énorme?
VF: C’est son bras, là?
P: Non.
VF: Impressionnant…
P: T’as vu?
VF: Ouais, bon.
P: T’en as jamais connu des comme ça, hein?
VF: Non (Dieu soit loué, Pute a arrêté de lire mon blog en 2007)
P:  C’est quoi ton pire souvenir?
VF: J’ai comme qui dirait autre chose à foutre, là.
P: Allez fais pas ta pute!
VF: Euuuuuuuuuh… Comment résister, t’es tellement sweet comme gars…
P: C’est ça ou je continue de mater.
VF: Ok. »

J’ai posé mon fondement, je me suis gratté la tête, j’ai allumé une clope.
Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir lui raconter?
« VF: Ok, alors c’était un gars que j’avais connu au collège.
P: Pfff, ça a l’air nul ton histoire.
VF: Ta gueule. Bon, j’te disais, je l’ai connu au collège et après on s’est perdus de vue un bon bout de temps. Et puis un soir où je me faisais vraiment chier, je suis allée chez un pote qu’on avait en commun, et pouf-pouf, bah il était là.
P: Encore une histoire où tu t’étais murgée, j’ai tort?
VF: Absolument pas, j’étais fracassée façon port de Groix un soir d’hiver à la sortie du pub.
P: T’avais quel âge?
VF: Euh. 21 ans.
P: T’étais fraîche…
VF: Si tu veux…
P: Mais attend mais t’avais 21 ans quand on s’est mis ensemble ou je rêve?
VF: …bon et le gars aussi il était raide mais pas autant que je l’étais, c’est sûr. Tu sais ce que c’est quand je me fais chier? Bah, je l’ai coincé dans les toilettes et puis j’ai pris mon collier de perles et…
P: Pourquoi ça me dit quelque chose…?
VF: puis après tu sais ce que c’est. On s’emballe, on fait n’importe quoi…
P: Mais attends un peu…
VF: … et puis après on se retrouve avec le même mec dans une chambre d‘hôtel, à se demander ce qu’on fait là et on se retrouve sept ans plus tard à gueuler sur le même troufignon qui fait chier à mater des pornos à la con, putain de sa race!!!
P: C’est moi dont tu parles?
VF: Non, je parle de David Douillet.
P: Mon âme, elle vient de vomir.
VF: Mazal Tov, la mienne aussi. »

Non. Je suis pas méchante. Sauf le mardi soir.

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