Si t’y réfléchis deux secondes, cette histoire de pause c’était vraiment de la grosse enflammade. J’ai joué sa Majesté Offusquée six jours et je me suis vite rendue compte que j’allais pas tenir plus longtemps. Non parce que let’s face it (oui, j’aime parler anglais pour montrer que je suis quouasiment bilingue, à défaut d’une bonne maîtrise du français, mais je m’égare), je suis totalement infoutue de me passer de mon propre blog et tu sais quoi ? Soyons fous et poussons plus avant ce raisonnement: que même on peut dire que je suis comme qui dirait ma plus grande fan. J’ai aussi réalisé qu’au jour d’aujourd’hui (si toi aussi tu hais les gens qui disent « au jour d’aujourd’hui » et « à fortiori » envoie OSEF au 81212) je disais j’ai réalisé la chance que j’avais d’avoir un blog sur lequel je peux m’épancher tout mon saoul sans aller faire chier mes vrais amis avec mes problème à la con. Donc ne va pas croire que je fais ça par bonté de coeur, je ne retitille mon clavier que pour satisfaire mes besoins logorrhéiques.

Non parce que je tiens à ce que ça soit bien clair pour tout le monde.

Bon.

Où est-ce que je voulais en venir avec cette intro à la con ?

Ouais.

La chance d’avoir un blog. La chance d’avoir un blog qu’est à peu près lu,

Et là, ça m’arrache un tantinet la gueule mais je me dois de te dire merci, lecteur. Toi qui me lit depuis ton bureau alors que t’es en conf’call. Toi qui est au chômage. Toi qui est un gros pervers. Toi qui m’aime bien. Si t’étais pas là, ce serait beaucoup moins drôle de bitcher sur Grumeau, Pute ou encore ma connasse de belle-mère. Ce serait moins facile d’accepter la vie et ses tartes dans la gueule. Donc, voilà, quoi, un ptit merci.

Mais c’est pas tout ce que ce blog m’apporte en satisfaction, loin de là.

J’adore par exemple imaginer le nombre de gens qui vont cliquer sur cette merveilleuse vidéo.

Que si mon blog c’était un pays, que direct ça serait l’hymne national. Moi, cette chanson me fait automatiquement remuer du boule et accessoirement fantasmer sec sur une frotte torride avec le leader ( fantasme dont la réalisation présente deux obstacles majeurs : l’homosexualité du dit leader… et son décès en 2006). Tu me diras « Sinon, comment ça se passe niveau costume ? C’est un père Noël, il s’est échappé du cirque du bolchoï ? ». Peu importe, il envoie du rêve.

Le blog, ça me permet de relativiser un peu ma situation, à savoir le choc culturel entre ma vision du couple et la réalité. Dans ma vision rêvée du couple rêvé, j’aurais le Prince Charmant ET le gang-bang avec les Sept Nains mais comme tu le sais, la vérité est ailleurs… La vérité, c’est Pute, Grumeau et Culculine. C’est donc pain béni que de bitcher mon amertume away. Ça marche aussi pour le choc culturel entre ma vision d’une carrière professionnelle et ma non carrière professionnelle.

Le blog, ça me permet de dire des horreurs qui font marrer les gens alors que dans la vraie vie, ça fait jamais marrer personne quand je dis des horreurs. En plus avec un blog, tu peux mettre tes mots en image et c’est très classe, j’en veux pour preuve…

Tout ça pour dire, bayebie, que la taulière, elle a rouvert.

Mazal tov!

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