Oyez, Oyez, braves lecteurs,

A la demande générale de deux personnes, je m’en vais te conter une histoire romantique à souhait, limite un conte de Noël: Pute et moi, la Genèse. Deux êtres que rien ne disposaient à se reproduire, si ce n’est une très, très vieille dette.

Il était une fois dans les années 90, une jeune pucelle de onze ans qui entrait en sixième et un Petit Pute qui foirait méthodiquement la préparation de son BEPC.

Un matin, à l’heure de la récréation, la jeune pucelle se baladait avec un pain au chocolat tout chaud qui rapidement aiguisa l’appétit de petit Pute, qui en avait par dessus le slip du pain d’épices dégueu que lui préparait ma connasse de future in law. Petit Pute eut tôt fait d’élaborer le honteux stratagème de son larcin, celui-là même qui lui causerait plus tard des bennes d’emmerdes.

Prenant son élan, il fila tel le vent en direction de la jeune pucelle et lui arracha la viennoiserie des mains pour mieux aller la bâfrer dans les chiottes. La jeune pucelle, profondément choquée par l’outrecuidance de Petit Pute, alla quémander réparations auprès du CPE qui ordonna au voleur de rembourser le lendemain l’objet du pauvre larcin. Petit Pute n’en fit rien mais qu’à cela ne tienne, tout vient à point à qui sait attendre.

Quelques années plus tard, la désormais Plus du tout Pucelle revit Pute qui avait bien grandit et qui portait désormais des tee-shirts Fruits of the Loom. Evoluant dans les mêmes sphères de drogués, c’est souvent qu’ils se croisaient et dans le caleçon de Pute palpitait déjà le désir de gluter la culotte de la Plus du tout Pucelle. Mais elle n’en avait rien à carrer de Grand Pute, elle préférait la bière et le shit bien gras.

Dix ans après le vol de la viennoiserie, c’est-à-dire en 2003, à la faveur d’un rude hiver où la Plus du tout Pucelle – fraîchement larguée – traînait ses guêtres en Normandie, il fut un soir où ils se murgèrent de concert.

Dans le cerveau embrumé de la PdtP, s’éveilla le désir de baiser Pute jusqu’à ce que ses yeux lui sortent de la tête mais Pute joua les distants, les timides et cela dura comme ça plusieurs soirs durant lesquels la PdtP usa de ses charmes pour alpaguer ce foutu barboteur de pain au choc’.

Un soir où elle bu bien plus que de raison, elle décida qu’elle l’aurait, qu’il le veuille ou non.

D’un habile coup de rein, elle catapulta Pute dans une salle de bain, prenant soin de verrouiller la porte avant et d’ôter le collier de perles qu’elle avait sur elle.

Enroulant la chose autour de sa chose, la PdtP joua un air de flûte qui fit Pute exploser. Puis Pute la prit sous le bras pour la traîner dans son antre, Jusqu’au matin ils baisèrent.

Le lendemain la PdtP disparut et Pute la chercha, jusqu’à Paris, où il s’installa. A force de frottes habiles, il en tomba amoureux.

Dans ses filets il était pour payer sa dette, le scélérat. Ils vécurent heureux en s’insultant allègrement et même se reproduisirent en faisant deux beaux enfants.

S’il est une date que Pute garde en mémoire, c’est bien le 15 décembre et même la veille au soir.

La morale de l’histoire, puisqu’il en faut sans doute une. Ne volez pas une fille même si c’est une misère, sous peine de plus tard devoir payer une pension alimentaire.

Dans ton cul, Pute.

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