Comme très souvent avec Pute, il y a divergences d’opinions, pour ne pas dire franches engueulades, au sujet de mes origines juives. Si t’as oublié, j’en avais parlé .

C’était le cas hier devant le film de Liev Schreiber, adaptation cinématographique du génial Tout est Illuminé de Jonathan Safran Foer.

Rewind.

Comme à peu près chaque soir, grand débat chez les Félins pour décider du programme de la soirée.

Pute voulait brancher le home-cinema, sortir un stroboscope et mater CETTE CHOSE toute la soirée en fumant de la weed. Je tiens à signaler que vous ne trouverez nulle part des vidéos de Pute et moi dansant le reaggaton. Ne cherchez pas. Et surtout pas sur dailymotion.

Moi, je voulais mater (ça faisait longtemps que j’attendais de le voir) Tout est Illuminé que c’est un film über-poignant avec du juif et de l’Ukraine dedans.

Pute: Vidéosmotiiiiiiiiiion Bouuuuuïaaaaaaaa !!!

Vieux Félin: Non, on a déjà fait ça hier soir. J’en ai marre de te voir dandiner du boule.

P: Oui bah t’étais pas la dernière à le bouger non plus!

VF: Soit mais j’ai un quasi tour de rein là, à cause de tes conneries.

P: Allez!!! Vidéosmotion bordel!

VF: Nan putain, on mate Tout est Illuminé.

P: Ok mais tu me suces, alors.

VF: Mais crève !

Bon.

Lorsque Pute n’obtient pas ce qu’il veut et que je finis peinarde avachie sur le canapé avec un pot de Jean Hervé en regardant un truc que j’ai vachement envie de voir (je sais pas si ça vous fait ça aussi mais quand je mate enfin un truc que j’ai grave envie de voir, j’ai un creux à l’estomac et envie de pisser, ça vous le fait aussi? Non parce que j’me sens seule) Pute se croit obligé de me gâcher le film avec des remarques à la con. Hier soir, celui qui s’en est pris plein la gueule c’est Elijah Wood.

Scène poignante, gros plan sur Elijah Wood que j’ai envie de l’attacher à un radiateur tellement je l’aime de sexuel.

Pute: Connard.

VF: Tu puta boca.

Scène poignante gros plan sur Elijah Wood donnant un sachet de terre de Trachimbrod à Boris Leskin.

Pute: Non mais vraiment mais quel connard !

VF: Sérieux, Pute, ta gueule !

Scène poignante: gros plan sur Elijah Wood souriant, je chiale comme un veau.

Pute: Ha ha la lose, comment tu peux chialer devant une connerie pareille ???

VF: Bon. T’as décidé de remporter la médaille du gros connard de la soirée? Félicitation, médaille d’or, maintenant tu me laisses mater ce film tranquille.

P: Pourquoi je dois toujours me fader tes films de youpins?

VF: T’adores les youpins.

P: Certainement pas.

VF: J’ai souvenir d’un bar à Bruxelles où tu étais torché comme un porc… Et d’une confession que tu m’as faite en larmoyant sur ton half-half.

P: Hein?

VF: Parfaitement. On parlait de la Petite Maison dans la Prairie.

P: Si j’étais bourré, ça veut dire que tu l’étais plus que moi.

VF: Et plus précisément de l’épisode où Albert travaille comme apprenti chez le juif qui fabrique des cercueils.

P: J’ai pas foi en tes souvenirs quand t’es bourrée.

VF: Tu m’as dit que quand tu avais vu cet épisode petit, ça t’avait grave donné envie d’être juif et que t’étais vert quand ta mère t’as dit que sûrement pas que tu ne l’étais pas.

P: …

VF: Ha Ha!

P: J’ai jamais dit ça.

VF: Et la chatte à ta mère, elle chante? T’es jaloux de moi, du fait que je fasse partie du peuple élu et que toi, niet! C’est pas moi qui suit fan de Rabbi Jacob…

P: C’pas vrai, de toute façon, toi, t’es une juive à la con.

VF: Peut-être mais toujours moult plus que tu ne le seras jamais. Maintenant tu me laisses mater ce pur moment de bonheur.

Pute, il a plus moufté.

Et puis il y a eu la scène finale: Elijah Wood de dos devant l’aéroport d’Odessa. Et Eugène Hutz qui crie son nom. Elijah Wood qui sourit et qui se retourne.

Et Pute qui cache très mal ses grosses larmes émues.

Oï vey!

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