Comme tu as pu t’en rendre compte : il fait froid, c’est l’hiver. Et si tu es un lecteur étranger, tu sais peut-être qu’ici en France ça meule grave, ça neige de partout et les médias disent que la France est limite paralysée.

Tu vas me dire « Ouais, réveille-toi, tu reviendras pour le scoop ». moi, comme je ne sors pas des masses,  je ne regarde pas la télévision,  je ne suis pas les actualités ; bah c’est Twitter qui m’a dit qu’il faisait froid avec les réguliers hashtags #tweetmétéo à base de « même mes seins ont froid ». C’est sur Twitter aussi que je me suis rendue compte que j’appartenais à des listes telles que « baisables ». Une liste sur Twitter permet de regrouper les gens par thème.

J’apprends donc que je suis « baisable » par un réseau social. Et ceci se trouve être une parfaite transition pour sinuer vers le sujet de mon billet du jour :  j’ai pas du tout envie de baiser et je te dis merde. Non mais je ne te dis pas merde spécialement à toi mais en général, tu vois ?

Je suis très rarement sujette aux baisses de libido, c’est à peu près le seul domaine de ma vie dans lequel je suis d’humeur constante.

« Toujours prête » comme les scouts.

Mais là, je m’insurge, je tape du poing sur la table et je hurle « Objection! »

Plus qu’une baisse de libido : je suis en rogne contre le sexe. Si je vois ne serait-ce que le bout d’une bite, je la gifle, direct. Mon cul est estampillé « dead end ». J’ai même résilié l’abonnement à la chaîne porno malgré les larmes de Pute. Je suis comme ça, je suis sans pitié.

Ce matin, Pute a commencé en ces termes:

Pute: J’ai fait un rêve trop spé cette nuit…

VF: C’est extrêmement mal élevé de penser que j’en ai quelque chose à carrer de tes rêves. Surtout qu’ils sont toujours nuls.

Pute: Oh ta gueule. C’était trop bizarre, j’étais sur une île et j’avais une bouteille de shampooing. Mais je sais pas comment la bouteille de shampooing tombait dans l’eau et je faisais genre « Hein, hein, je vais pas polluer la mer avec ma bouteille de shampooing » donc je partais la chercher sous l’eau et puis finalement non ça me broutait c’était grave profond alors je la laissais là et puis je retournais sur la plage et c’est là que la mer s’est retirée et que j’aie pu récupérer ma bouteille de shampooing. Après y’a une asiat’ qui arrivait et on s’embrassait et elle m’avouait qu’elle était la déesse du shampooing au foutre et qu’elle avait besoin de ma semence pour sauver tous les tifs de la terre.

VF: … Donc tu regardes Stuart Little?

Pute: Ouais

VF: Attends mais c’est Hugh Laurie, là ! ( je le vois, je change de culotte)

Pute: Ouais, ça casse ton mythe pas vrai?

VF: Complètement.

Plus tard…

Pute: Où tu vas avec ta boîte à godes?

VF: Au Secours Catholique.

Pute: Tu vas quand même pas jeter tout ça??? Y’en a pour une fortune!

VF: Pourquoi, tu les veux?

Pute: Nan mais Pupuce, cherche pas, ça c’est à cause de l’hiver.

La phrase qui me broute. C’est l’hiver donc j’ai pas envie de baiser? Oui parce que je dois être victime d’une dépression saisonnière, hein? Et puis c’est dû au manque de lumière, au froid et même que c’est pour ça que j’ai pas envie de baiser? Et même que ça se réglera avec un peu de Prozac et de luminothérapie.

Depuis quand faut-il avoir une raison physique ou psychologique? Je dois demander à ma mère de me faire un mot ou quoi?

Peut-être que je vais très bien.

Peut-être que ce qui me gave: c’est de découvrir mon top 3 sexyness dans une position cinématographique très embarrassante.

Peut-être que ça me gave que Pute me raconte ses rêves érotiques.

Peut-être que j’aime pas être rangée dans la colonne baisable.

MERDE!

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