Dans un mois, j’ai 29 ans. Est-ce qu’il existe un âge plus pourri que celui-là?

Dans un mois, il me restera un an pour faire tous les trucs débiles que je m’étais promis de faire avant d’entrer dans cet espace-temps bizarre et nostalgique qu’est la trentaine. Et il me reste plein de trucs débiles à faire, j’aurais jamais le temps, bordel. J’ai été conne, rouler une pelle à Marc-André Grondin, ça se prépare un minimum, merde…

« ELLE. Vous trouvez-vous beau ?
M.-A.G. Pas particulièrement, mais je ne me trouve pas moche, je suis content avec ce que je suis. De toute façon, je ne peux pas me permettre de jouer cette carte là, car, dans les bars, personne ne me remarque. Je ne me fais jamais draguer. »

J’ai envie de lui dire « Attends un peu, ça va venir »

Donc tu t’aperçois avec effroi peut-être que je fais partie de ces gens odieux qui se sentent vieux, qui se plaignent. Oui, je suis une drama queen de l’âge. Oui, je me plains d’avoir bientôt 29 ans mais je m’en fous, c’est mon blog c’est moi qui commande. Et si tu te dis que j’abuse avec mes 29 balais, ça veut juste dire que t’es encore plus vieux/vieille que je le suis, par conséquent tu vas bientôt mourir et je comprends que ça te rende amer. Moi aussi.

Ce qui m’énerve encore plus que l’association pas contente des usagés pas contents de la SNCF, c’est le gars du guichet de la SNCF. C’est un assassin d’illusions.

Tu sais, je prends souvent le train en ce moment. Et bah quand je me présente au guichet pour acheter mon billet, même si je précise d’emblée pas-de-réduction-oui-j’ai-plus-de-26-ans et bah automatiquement on me répond « Est-ce que vous avez plus de 26 ans? ». A chaque putain de fois.

– Oui, j’ai plus de 26 ans, merde!

– Bah vous les faites pas!

[Petit excursus sur le Vous Les Faites Pas. Arrêtez de dire ça, c’est pas gentil, c’est juste cruel. Je les fais pas? Bah je les AI, connard! Fin.]

– Si je les fais pas alors je peux quand même avoir la réduction 12-25?

– Nan.

Donc la semaine prochaine je pense demander une réduc’ Enfant + pour voir. Voire y’a moyen que j’y aille avec des couettes et un skate Tortue Ninja. Et une casquette.

J’en parlais avec Le Velu hier autour d’un thé trop chaud et d’un caramel macchiato déca grande (oui, ne dis rien). Jusqu’à 25 piges tout va bien. A 25 piges tout va bien. La veille des 26 ans tu commences un peu à faire la gueule et le lendemain, tu peux dire bye bye à ta jeunesse en payant tout plein pot: les sorties, le ciné, les transports. C’est pitié que le temps qui passe. Le Velu, il me disait qu’il avait pas aimé ses 26 ans, lui. Moi, je défendais mon opinion nulle du moment alors j’ai rétorqué que j’avais aimé les miens. Ce qui est faux. Le jour où j’ai eu 26 ans, j’étais sortie de l’hosto depuis deux jours avec un bébé microscopique que tout le monde en avait que pour lui, que tout le monde, Pute le premier, s’en branlait totalement de mes tourments de vieille. Personne n’a capté que c’était dur d’avoir un bébé ET 26 ans, niveau je vais crever un jour prochain. J’ai eu une imprimante. J’ai été complètement détestable avec mes proches. Et la traditionnelle tarte aux fraises du 15 avril, je l’ai bouffée toute seule devant Dawson’s Creek après avoir foutu tout le monde à la porte de chez moi, bébé inclus. Depuis ce jour affreux, je ne le fête plus, je prends le parti de faire la gueule direct.

Cette année plus que les précédentes, il est bien entendu pour tout le monde que le premier qui me parlera de fête ou de bougies se prendra mon notebook en travers de la gueule. Le seul cadeau que j’accepterai ce sera le monsieur que tu vois plus haut, ou à défaut, un Iphone. Te voilà prévenu toi aussi.

J’arrête ici ce billet complètement décousu et abscons et amer, je dois aller refaire mon passeport. T’as le droit de me fusiller en commentaire, j’assume ma nullité du jour et bien évidemment, je t’emmerde.

Peace out.

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