Dans l’épisode précédent…

Alors laissez-moi vous dire qu’on est très, très choqués par l’élimination de Lisa sur le camp Mambok. En particulier les hommes qui voient s’envoler tout espoir de bouter un truc correct et encore plus particulièrement Martin qui a sa tête de « Je vais entamer une grève de la faim d’une minute à l’autre. » Heureusement que la bonnasse qui venait de Moselle a eu l’occasion, grâce au nouveau vote noir, de s’assurer une vengeance de qualitay.

En effet, c’est une complainte à mots à peine couverts que chantent les hommes rouges:

Les meuf, c’est quoi ce bordel? Pourquoi vous avez viré la BONNE, putain???

Alors que les hommes font la part difficile entre ce qui est désormais fuckable et ce qui ne l’est et ne le sera jamais, Maxime jubile encore rapport à sa jacquerie, sa petite campagne Haro sur la Jézabel (ayant ainsi recours au truc le plus vieux du monde, liguer les moches entre elles) campagne largement plébiscitée par ces grosses chacales de Florence, Ella, Catherine et Virginie, dite aussi le Dindon de la Farce. Qu’elle comprendra un peu tard pourquoi il l’aime bien, Maxime.

Maxime, dont on peut admirer le portrait, ce jeune belge de 20 ans « désarmant d’assurance » comme le dit Brogniart, n’a qu’un seul truc en tête et ça s’appelle un Oedipe très très mal digéré. La faille dans la cuirasse de Maxime? « Mais dites-lui, vous, à mon papa, que je lui suis supérieur intellectuellement parce que moi, il me croit pas. »

 La discrimination anti-bonne a encore de beaux jours devant elle, merci Koh-Lanta de nous montrer le meilleur de l’humain.

Pendant ce temps, sur Wasaï, Téhéuira ambiance GRAVE avec son atelier extraction du lait de coco et du désir des femmes jaunes qui veulent toutes me faire l’amour dans l’eau à la belle à l’étoile avec les planctons qui brillent comme autant d’orgasmes silencieux, roulant les « r » pour s’assurer que ça frétille bien partout chez les écureuils.

 L’homme qui valait 30 millions de francs Pacifique fait l’unanimité sur son camp.
Naouel: « Il est indispensable »
Alexandra: « Ah bah c’est sûr que ça fait la différence d’avoir Téhé avec nous.  C’est lui qui prépare généralement à bou… à… à manger, c’est lui qui casse les noix de coco. […] c’est bon on dirait un bounty p’tit yahourt »

Ce qui n’est malheureusement pas le cas de Gégé. Gégé de l’Eure, nonobstant du gros laule général et des très nombreuses dissuasions, décide d’accompagner les femmes jaunes en opération bouffe.

« J’me voyais mal laisser quatre filles en pleine jungle sans quelqu’un pour les défendre au cas ou y’aurait un problème […] elles s’évanouiraient c’est pas la solution. » Gégé, pas du tout misogyne.

Les filles, ça leur donne légèrement l’impression de balader un parkinsonien.
« C’est un enfant de 65 ans » Délésia, attendrie mais vite fait.
« Il écoute pas vraiment ce qu’on lui dit » Alexandra, pudique.

Bientôt arrive l’épreuve de confort dite du Fugitif. L’enjeu? Le feu. Le principe? Chaque équipe sélectionne un fugitif qui devra se taper un parcours d’obstacles qui le ralentira dans sa course. L’équipe adverse, encordée, aura pour but de rattraper le fugitif. Si aucun des fugitifs n’est rattrapé, le premier à franchir la ligne d’arrivée remporte l’épreuve. Chez les rouges, on désigne Laurent, le mannequin qui cultive un peu trop sa ressemblance avec Ben Harper. Chez les jaunes, c’est Benoit. Moi non plus, je sais pas qui c’est.

Sans surprise, les jaunes remportent l’épreuve sous les « MEEEEERDE !!!! EH MEEEEEERDE !! » d’Olivier, bon perdant.

Chez les jaunes, ça entame le haka pendant que Brogniart dit deux mots aux bras cassés Mambok.

Brogniart: Vous vous êtes affaiblis en éliminant Lisa?

C’est à peu près là que tous les regards se sont tournés vers cette pauvre Virginie. Virginie qui était deuxième de cordée, Virginie qui a juste le malheur d’être obèse… et conne.

Olivier: Bah elle a avoué qu’elle était un peu un boulet.

Gérard: Pour moi, fallait la dégager.

Olivier: T’as raison. Je vais arrêter d’être consensuel.

J’ai envie de dire: Mais avec qui?

Nan parce qu’elle était deuxième de cordée et c’est pas elle je crois qu’on a carrément tractée comme un sac de sable.

Heureusement, la discrimination anti-grosse a encore de beaux jours devant elle, merci Koh-Lanta.

De retour sur le camp Wasaï, on s’interroge. C’est un jeu de survie, c’est le Club Med, c’est quoi ce bordel d’équipe beaucoup trop heureuse ???

Mais c’était sans compter sur Gégé qui exaspère toujours davantage ses coéquipiers.

Pourquoi? Parce qu’il ronfle comme un sonneur et accessoirement, parce qu’il fait chier tout le monde. « J’ai essayé de lui lancer des p’tits bouts de bois pour qu’il arrête de ronfler » dira Steve, toujours serviable. Malgré la bonne volonté de M’Pokassos: « Malheureusement c’est une personne âgée il a besoin de sommeil », ça cherche comment se débarrasser du vieux. Ca fomente. Ca médit sur mon cheval. C’est quoi ce jeunisme de merde?

Alors, Gégé, explique-moi aussi, ce que t’es allé foutre tout seul dans la jungle alors que le reste de l’équipe te regarde comme l’homme à euthanasier? Qu’est-ce que t’es allé fourrer ton nez chais pas où pour revenir en te plaignant que t’as la tête qui tourne, comme si les autres allaient subitement se découvrir une humanité. Tu rêves, Gégé.

Bien sûr qu’ils appellent le médecin, même si tu les supplies de pas le faire parce que finalement tu te sens mieux (ça t’apprendra à crier au loup), bien sûr qu’ils sautent sur l’occas’ pour sortir la carte déshydratation. Et même si chacun d’eux à ta place aurait aussi été diagnostiqué « déshydraté » veux-tu bien nous expliquer pourquoi, pourquoi Gégé, quand on te dit que tu te déshydrates, tu trouves rien de mieux à faire que de pleurer ???

C’est la bouche en coeur qu’ils te souhaitent tous un bon retour un prompt rétablissement à l’infirmerie et qu’importe que ça soit l’aventure de ta vie, Gégé! Ce qu’on ferait pas pour dormir, hein?

Un p’tit mot sur la fin de l’épisode, après une nouvelle victoire des Wasaï en immunité ?

« Dans ton cul, Catherine. Bisous, Lisa. »

La semaine prochaine, je t’en dirais plus sur Steve et ses tournures de phrases originales.

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