Je sais pas c’que t’en penses, mais je trouve que ce blog manque cruellement de cul et de tops, ces derniers temps. Mon marasme culier ayant officiellement pris fin le premier octobre dernier – Octobre tiendra sa revanche, disait mon pote Francis Cabrel – j’ai décidé de rouvrir les vannes et de laisser parler mon écureuil. T’es content ? Bah c’est pareil. Ce matin, sur un célèbre réseau social, j’ai vu la photo d’un type posant en combinaison de plongée très moulante. Me faisant la réflexion que le ridicule ne tue pas mais fait toujours bien rigoler, j’ai repensé à toutes ces fois où ma vie sexuelle m’a apporté honte, gêne, envie de me pendre. Pour toi, ami lectorat, dans l’optique clairement assumée que tu partages aussi les tiennes en commentaire, je dépose à tes pieds mon Top 5 des pires mortifications sexuelles.
Enjoy sauvagement et Maman, ferme les yeux.

#5 : Appelons-le Mathéo :

C’est tellement loin que je ne me souviens plus exactement où je l’avais déniché celui-là. Avec Mathéo et malgré mes 22 ans, j’avais l’impression de taper les sorties de collège, attendu qu’avec ses 19 ans, son végétalisme, son visage absolument parfait et son haleine de lait, il en paraissait 12. Ce que la vacuité peut t’amener à faire, c’est effrayant. Mathéo est poète, aussi il arrive chez moi avec un bouquet de larmes du poète. Logique.
Quand il commence à déclamer:
« Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne,
Je respire l’odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone », je lui objecte que j’ai déjà lu Baudelaire mais que par contre, il peut se déshabiller, ça me dérange pas. À poil, Dieu bénisse, il paraissait plus du tout juvénile. Que je me jette dessus comme la misère sur le Bas-Clergé, que je comprends pas très bien quand il m’annonce qu’il est « presque vierge », que je tente maladroitement de le rassurer à coups de « la, la, chut, plus de bruit c’est la ron-de de nuit, chut plus de bruit, c’est la ron-de de nuit, tout en sile-en-ce, fai-sons la dan-an-se, chut ». Au moment où Mathéo se repose, il dit deux choses.
M : C’était bien ?
VF : Oui.
M : J’adore ton corps. T’es tellement MOELLEUSE.
Je sais plus exactement si j’ai pris le temps de lui expliquer en quoi « moelleuse » pouvait être mal reçu par une jeune femme tout ce qu’il y a de gaulée avant de le jarter de chez moi à coups de pieds au derche.

#4 Appelons-le Tokyo Hotel:

J’avais 16 ans, c’était chaud les marrons au Club Med Village Agadir. Je l’ai repéré à peine descendue au hammam. Il était autrichien, très joli garçon/fille et la seule et unique phrase qu’il comprenait en français était « Voulez-vous coucher avec moi? ». Parlant heureusement anglais tous les deux, j’ai facilement réussi à lui faire comprendre l’émoi qu’il provoquait plus bas dans mon bikini. Ma mère, dans son infinie bonté et souhaitant aussi un peu la paix, avait loué un bungalow pour ma soeur et moi. Total freedom. Joie. Full emancipation. Par un après-midi torride, j’ai fermé la porte et les persiennes et en avant pour la danse des sept voiles avec mon autrichien. Sauf qu’environ deux minutes et demi après le déroulage de capote, ma soeur et une de ses amies se mettent à frapper comme des furies « Ouvre, merde, on veut pisser!!! ». Catapulté dans la douche, Tokyo Hotel, s’il ne comprenait pas les « Qu’est-ce que tu fous à poil avec la porte fermée? » a bien entendu deux vessies se vider à un mètre de lui, à poil, tremblotant dans la douche. Trois ans plus tard, il s’est suicidé. Aucun rapport, j’espère.

#3 Appelons-le Pute:

Comme je vous l’ai déjà avoué, je suis passée par la case « cure de désintox de trois mois dans un bled paumé de la Vienne ». Pute, bon gars, se tapait régulièrement les huit heures de cam’tard nécessaires pour rejoindre les lieux, surtout quand je le suppliais de venir me satisfaire. J’avais droit de sortir de la cure une fois par semaine, cette fois-là, nous avions écumé Poitiers à la recherche d’un sex shop dans l’optique de faire des trucs sales dans un Best Western. Après avoir localisé l’unique boutique de la ville et avoir rallié l’hôtel, nous décidons que tourner un faux téléshopping avec nos achats, ce serait vraiment trop fun.
« Alors Maryse que pouvez-nous dire sur ce produit indispensable? » « Pierre, écoutez, c’est merveilleux! Grâce à sa télécommande sans fil, cet oeuf vibrant vous permettra de titiller amoureusement votre partenaire à distance puisque sa portée est de 300m. » « Quelle coquine cette Maryse, j’en connais qui vont jouir comme des castors » « Je ne vous le fais pas dire Pierre! Et quelle magnifique transition pour présenter notre nouveau Sexy Beaver qui adorera ronger votre énooooorme tronc d’arbre ! »
DEUX HEURES DE SEX TAPE DEBILE OUBLIE A L’HOTEL.

#2: Appelons-les Terrence et Philip:

Tu sais, j’ai toujours eu un faible pour les bad boys. Terrence et Philip, je les hébergeais chez moi un moment parce que c’étaient des bad boys et que les bad boys n’ont ni dieu ni maître ni appartement. Terrence et moi, on était comme qui dirait en accointance rapprochée mais c’était sans compter sur Philip qu’était très jaloux. De moi, pas de Terrence. Eh ouais, la virile amitié masculine dans sa plus belle expression. Anybref, désirant un peu d’intimité Terrence et moi, on essayait de faire comprendre à Philip qu’il pouvait, de temps en temps, nous foutre un peu la paix et pourquoi pas DÉGAGER, histoire qu’on consomme ne serait-ce qu’une fois. « Allez -vous faire foutre » qu’il disait, Philip. Au bout de quelques jours, Terrence a pris sur lui de choper son dude par le fond du fute et de fermer à double tour derrière lui. ENFIN. Philip est resté derrière la porte le temps du motage en règle et  s’est mis à hurler à travers la cloison, laissant loisir à l’intégralité de l’immeuble d’apprendre « Terrence, ELLE SIMULE ! ».
C’était vrai.

#1 Appelons-le Pute:

Comme je vous l’ai déjà avoué, je suis passée par la case « cure de désintox de trois mois dans un bled paumé de la Vienne ». Pute, bon gars, se tapait régulièrement les huit heures de cam’tard nécessaires pour rejoindre les lieux, surtout quand je le suppliais de venir me satisfaire. J’avais droit de sortir de la cure une fois par semaine, cette fois-là nous trouvons un lieu isolé dans les bois. Décor idyllique pleine nature avec option piafs qui trillent et soleil. J’étais franchement pas loin de jouir quand un vieux paysan nous a braqué avec sa carabine en disant qu’on était sur sa propriété privée à lui qu’il avait. Désolés, on s’en va, qu’on dit. C’est là que le paysan nous a vraiment fait flipper, quand il a dit « Qui vous a dit de vous barrer? Continuez. »
Même les oiseaux ont arrêté de miauler. Ce silence de mort… Ce silence de mort qu’a duré jusqu’à ce qu’il dise « Je plaisante. Faut bien que jeunesse se passe. Bonne journée. » nous quittant sans ambages. Depuis, on a plus de vie sexuelle.

Comme tu peux le constater, j’ai eu beaucoup d’embarras. Me laisse pas seule et raconte-moi les tiennes, qu’on rigole.

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