Tu écartes les cuisses et la lumière est pleine. Il y a cette anxiété qui gratte ta poitrine,  parce que tu ne connais pas. Tu ne connais pas les cheveux qui tombent sur ta peau, le souffle qui  embue ton ventre, les mains qui t’empoignent et la bouche, la langue qui court sur ta queue. Inconnus.

Et RAM !

RAM !

RAM ! Tu dis ha tu dis ouais quand  aucune oreille ne t’écoute.
Toi tu aimes la honte. Toi tu aimes le vice. Toi tu aimerais être méchant.

Il y a toujours une bouche et sa langue autour de ta queue. Celle-là aussi tu l’aimes, ton idole obèse qui force les mâchoires à s’ouvrir plus loin à la gorge. Tu pousses, mon chéri, tu pousses ta queue. Elle veut que tu viennes et elle sait faire. Ça commence à te prendre sous les couilles, t’as juste le temps d’une demi-pointe, petite danseuse, avant que les nerfs giclent.

RAM !

RAM !

RAM !

Tu relèves la propriétaire de la langue et de la bouche qui va avec, tu voudrais la gifler parce que la douceur a toujours ceci d’ignoble qu’elle sucre les plaies. Il n’y a pas de noblesse dans ce que tu fais peu importe ce que tu vois et ce que tu réponds.

Tu veux son cul et la petite chatte qui va avec. Tes doigts agrippent, fouillent, une main sur sa gorge pension, tu serres pour elle. Tu aspires le souffle et tu lui fais un boucan de tous les diables. Ça veut crier, ces petites choses. Ça peut pas, ces petites choses, dire que c’est bon.

Chauffe en bas, dégringole en cascade et ta queue redevient vite dure. Depuis combien de temps ça t’était pas arrivé ? Tu as acheté du viagra mais elle est polie, elle ne dira pas qu’elle s’en doute. Tu penses à elle avant, avant d’être entré dans la chambre, avant que ses genoux ne soient brûlés par la moquette, avant de remuer les doigts dans son vagin et puis partout.

Ça grogne, ces petites choses, et ça se cambre bien. Ses yeux ressemblent aux fenêtres épaisses des métros. Elle veut parler tu desserres.

Baise-moi, baise-moi.

Tu te couches sur elle, tu l’écrases, t’as envie de la faire crever et qu’à la fin elle dise merci. Ça obéit, ces petites choses, quand tu lui installes ta queue et que tu te mets à cogner comme un métronome. Elle est souple, malléable et anticipe. Elle sait qu’elle sait.

Son cul bat la mesure de tes coups de boutoir, elle crie bien et son regard glauque te dit des choses. Des choses que tu comprends quand elle te pousse au bord du monde que tu connais, tu vas tomber.

Baise-moi, baise-moi, c’est moi qui te baiserai.

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